Une fois de plus, la route de l’Espoir s’est retrouvée paralysée cet après-midi à l’entrée de Nouakchott à cause du renversement d’un camion. Des dizaines de véhicules et des centaines de voyageurs — parmi lesquels des femmes, des enfants, des personnes âgées et même des malades — ont été bloqués pendant des heures, sans assistance adéquate.
Cette situation, malheureusement, n’est pas nouvelle pour les Mauritaniens. Ils vivent régulièrement ce type de désagréments qui mettent en lumière les failles persistantes dans la gestion des urgences routières. La lenteur des services à intervenir, le manque d’équipements adaptés, et l’absence d’une coordination efficace entre les autorités concernées aggravent la souffrance des usagers.
On est en droit de s’interroger : combien de temps encore la population devra-t-elle subir ces blocages évitables ? Combien d’incidents similaires doivent encore se produire avant que des mesures concrètes soient prises pour garantir la fluidité et la sécurité sur cet axe stratégique ?
Les autorités doivent impérativement agir pour instaurer des dispositifs de gestion rapide des accidents, afin d’éviter que la « route de l’Espoir » ne devienne une véritable route du désespoir pour des milliers de Mauritaniens.




