L’Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA) a publié un communiqué dénonçant de présumées violences survenues à la prison des femmes de Nouakchott.

Selon ce document, la détenue Warda Ahmed Souleymane, journaliste, blogueuse et militante de l’IRA-Mauritanie, est incarcérée depuis plusieurs mois dans le cadre d’une affaire liée à des propos diffusés en direct sur Facebook. Ces déclarations faisaient référence au décès du militant Mohamed Laghdaf Nema, survenu le 4 février à la suite de violences policières lors d’une manifestation pacifique.

L’organisation affirme que la détenue, qui serait enceinte, aurait demandé à plusieurs reprises un accès à des soins médicaux pour des douleurs persistantes à l’œil et à la hanche. Ces demandes auraient été refusées par l’administration pénitentiaire.

En signe de protestation, elle aurait adopté une attitude pacifique en restant devant la porte de sa cellule la veille des faits rapportés.

Selon les mêmes sources, les événements se seraient produits dans la nuit du 28 avril 2026, vers 2 heures du matin. Un adjudant-chef identifié comme Niang, accompagné d’un agent nommé Cheikh et de plusieurs membres de la Garde nationale, se serait présenté devant la cellule de la détenue. Celle-ci aurait été frappée, notamment par une gifle et des coups de pied, avant d’être repoussée dans sa cellule.

Le communiqué indique que d’autres détenues, ainsi qu’une élue également incarcérée, auraient été témoins de la scène.

La détenue aurait ensuite été retrouvée au sol, incapable de se relever, et aurait présenté des douleurs importantes suggérant une fracture de la cuisse. Elle aurait été menottée puis transférée à l’hôpital national, où une fracture aurait été diagnostiquée, avant un second transfert vers un autre établissement hospitalier.

L’IRA affirme par ailleurs que la détenue serait restée menottée pendant sa prise en charge médicale, malgré les objections du personnel soignant.

L’organisation condamne ces faits présumés, qu’elle qualifie de graves atteintes aux droits humains, et alerte sur l’état de santé de la détenue, qu’elle juge préoccupant. Elle appelle les autorités et la communauté internationale à réagir.

Enfin, le mouvement tient les autorités responsables de toute détérioration de son état de santé et réaffirme son engagement contre ce qu’il décrit comme des pratiques répressives.

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