J’ai honte pour mon pays. Honte d’un gouvernement, d’élus et de cadres incapables d’assurer le minimum vital à un peuple accablé par une chaleur étouffante. Pas d’eau, pas d’électricité, alors que les températures dépassent les 40 degrés.

Pendant ce temps, sur les plateaux et dans les discours officiels, on nous abreuve de promesses, de projets douteux et d’annonces qui, pour beaucoup, ne verront jamais le jour. Beaucoup parlent, paradent et communiquent, pendant que les populations souffrent dans les quartiers, les villages et les campagnes.

Ceux qui dirigent semblent avoir perdu le contact avec la réalité quotidienne du peuple. Car lorsqu’on ressent véritablement la souffrance des citoyens, on ne peut rester indifférent face à des familles privées d’eau et d’électricité en pleine canicule.

J’ai honte aussi pour ceux qui subissent en silence sans oser parler, parce que trop souvent ce silence est acheté ou entretenu par l’intérêt et la peur.

J’ai honte pour ceux qui défendent l’indéfendable, qui maquillent les souffrances du peuple avec des discours mensongers en échange de privilèges, de postes ou de quelques avantages. Pendant que des familles vivent dans la détresse, certains préfèrent protéger leurs intérêts personnels plutôt que dire la vérité.

Le drame d’un pays ne vient pas seulement de l’échec de ses dirigeants, mais aussi du silence complice et des consciences vendues.

Et j’ai même honte pour moi que mon pays en soit arrivé là, au point où l’indignation devient un cri quotidien et où l’espoir semble peu à peu céder la place au découragement.
Yedaly Fall

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