Le processus de dialogue national traverse une nouvelle zone de turbulences. Les partis de l’opposition engagés dans les concertations ont exprimé, vendredi, leur vive inquiétude après une récente réunion avec le président de la République, Mohamed Ould Ghazouani, estimant que les discussions sont désormais menacées d’un blocage durable.

Lors d’une conférence de presse, le président de l’Union des Forces de Progrès (UFP), Mohamed Ould Maouloud, a affirmé que les échanges sont paralysés depuis près de deux mois en raison du débat autour de la question des mandats présidentiels. Selon lui, la réponse apportée par le chef de l’État lors de leur rencontre a renforcé le pessimisme au sein de l’opposition quant à l’avenir du dialogue.

« Les signaux reçus sont préoccupants et laissent craindre un arrêt du processus si aucune solution n’est trouvée rapidement », a-t-il déclaré, appelant la présidence à intervenir pour sortir les discussions de l’impasse.

L’opposition maintient son refus d’aborder la question des mandats, qu’elle considère comme couverte par des dispositions constitutionnelles ne pouvant faire l’objet de négociations dans le cadre du dialogue. Mohamed Ould Maouloud a également estimé que la crise actuelle aurait pu être évitée si les mécanismes de concertation établis lors de la phase préparatoire avaient été respectés.

Le responsable politique a qualifié cette situation de « grave », soulignant que le dialogue porte sur des enjeux nationaux majeurs nécessitant un consensus entre les différents acteurs politiques.

Il a enfin rappelé que la démarche de l’opposition auprès du président ne visait pas à le mettre en cause, mais à solliciter son arbitrage en tant qu’initiateur du dialogue. Selon lui, le chef de l’État est déjà intervenu par le passé pour dénouer plusieurs crises politiques, notamment lors des précédentes concertations nationales et dans le cadre du Pacte républicain.

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