Le tribunal de Nouakchott-Nord a décidé, jeudi, de reporter l’examen du dossier d’une jeune femme née en 2005, poursuivie pour atteinte à la pudeur et violation des préceptes religieux, à la suite d’une plainte déposée par son époux.
À la barre, la prévenue a rejeté les accusations portées contre elle. Elle a expliqué que ses échanges avec la personne concernée se limitaient à des discussions familiales sur Facebook, niant tout comportement répréhensible.
Le plaignant a, quant à lui, affirmé avoir découvert des messages entre son épouse et un homme qu’il présente comme son ancien fiancé. Selon ses déclarations devant le tribunal, le contenu de ces conversations dépassait le cadre de simples échanges ordinaires. Il a également indiqué avoir tenté de résoudre l’affaire à l’amiable avant de saisir la justice.
Estimant avoir subi un préjudice moral et sanitaire, le mari a réclamé une indemnisation de dix millions d’ouguiyas anciennes, affirmant que cette situation lui a causé des problèmes de santé, notamment une hypertension artérielle et un diabète.
Le ministère public a soutenu que les faits reprochés relèvent de l’ordre public et que les poursuites peuvent être engagées indépendamment de l’existence d’une partie civile. Le parquet a ainsi requis l’application de l’article 306 du Code pénal.
À l’issue des débats, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire à une audience ultérieure pour la poursuite de son examen.




