Une nouvelle tragédie de la migration clandestine a frappé les côtes ouest-africaines. Au moins 40 personnes ont péri et environ 100 autres sont portées disparues après le naufrage d’une embarcation au large des côtes mauritaniennes, a rapporté Radio France Internationale (RFI), citant des sources concordantes.
Le drame s’est produit mercredi soir, à environ 80 kilomètres au nord de Nouakchott, près du port de Tanit. Selon les autorités, 17 survivants – tous des hommes – ont pu regagner la côte à la nage, après plus d’une heure en mer. Parmi eux figurent 11 Sénégalais et 6 Gambiens.
D’après les témoignages recueillis par RFI, le bateau avait quitté la Gambie six jours auparavant, avec 160 migrants à bord. Alors qu’il dérivait au large des côtes mauritaniennes en raison d’une panne de moteur, un passeur aurait envoyé une embarcation de secours depuis la Mauritanie. Mais au moment du transfert, une panique générale s’est emparée des passagers, qui se sont précipités sur le canot, provoquant le chavirement de leur propre embarcation.
Depuis mercredi soir, les opérations de recherche se poursuivent. Jeudi en fin de journée, 40 corps avaient été repêchés, selon RFI.
Cette tragédie vient s’ajouter à une série d’incidents similaires sur la route migratoire atlantique. Depuis le mois de juin, 812 migrants ont été secourus dans les eaux mauritaniennes, alors qu’ils tentaient de rejoindre l’Europe à bord d’embarcations de fortune. Au moins cinq pirogues ont quitté les côtes ouest-africaines pendant cette période, selon des sources proches du dossier.
Face à l’intensification des contrôles dans les zones côtières classiques, de plus en plus de migrants optent pour des itinéraires plus longs et plus dangereux, notamment en partant de Guinée, pour atteindre les îles Canaries espagnoles, l’un des principaux points d’entrée vers l’Europe.




