Dans un communiqué officiel, le ministère de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local a exprimé son profond regret face aux accusations contenues dans le dernier rapport de l’organisation Human Rights Watch (HRW) concernant les mesures nationales prises contre l’immigration irrégulière. Le ministère qualifie ces allégations de « non fondées » et dénonce un manque d’objectivité et de transparence dans les enquêtes menées par l’ONG.

La Mauritanie rappelle qu’elle applique strictement un cadre juridique conforme aux normes internationales relatives aux droits de l’homme et à la protection des migrants. Plusieurs centres d’accueil et d’hébergement temporaires ont ainsi été ouverts à Nouakchott et Nouadhibou, dont certains dédiés aux femmes, ainsi que deux nouveaux centres spécifiques pour les migrants arrivant par voie maritime, attendus pour fin septembre 2025.

Ces centres, supervisés par des agences nationales, disposent d’équipements modernes et d’un personnel formé, garantissant l’identification rigoureuse des migrants et la protection de leurs droits, souligne le ministère. Des visites ont été organisées pour des représentants étrangers, des diplomates et des acteurs nationaux des droits humains, qui ont unanimement salué la qualité des conditions d’accueil et la gestion transparente des centres.

Le communiqué insiste également sur le fait qu’aucun migrant n’a été retrouvé en situation régulière ni victime de torture ou d’abus de la part des autorités, et que tous signent des registres confirmant le respect de leurs droits avant leur renvoi éventuel.

Le ministère met en avant les résultats des efforts conjoints nationaux et internationaux dans la lutte contre l’immigration clandestine et la traite des êtres humains : démantèlement de réseaux criminels, centaines de tentatives d’immigration irrégulière avortées, arrestations, sauvetages en mer, ainsi que l’inhumation de centaines de corps rejetés par l’océan.

La Mauritanie souligne par ailleurs le rôle essentiel de ses garde-côtes dans ces opérations de sauvetage, citant le dernier incident majeur du 27 août 2025 près du centre d’Amjijrat.

Enfin, le pays rappelle être le seul dans la région à avoir ouvert des centres pour réfugiés dès 1991, notamment celui d’Ambaré à la frontière malienne, qui accueille plus de 150 000 réfugiés.

Le gouvernement appelle à une coopération internationale basée sur le respect mutuel et la souveraineté nationale pour relever ensemble le défi global de l’immigration irrégulière, tout en déplorant que des organisations telles que HRW ne reconnaissent pas suffisamment les efforts accomplis par la Mauritanie, devenue un passage clé pour les flux migratoires vers l’Europe.

La Mauritanie réaffirme enfin son engagement en faveur des droits humains et de la coopération constructive, rejetant toute accusation « manquant d’objectivité et en contradiction avec la réalité du terrain ».

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