Dans une publication sur sa page Facebook, Issa Dahi dresse un constat critique de la gestion économique et sociale du pays dans un contexte marqué par les crises internationales.
Selon lui, les crises et les guerres ne doivent pas servir de prétexte pour accentuer la pression sur des citoyens déjà fragilisés par plusieurs années de difficultés économiques. Il appelle ainsi à une analyse réaliste de la période 2020-2025, profondément marquée par les répercussions de la pandémie de Covid-19.
L’auteur souligne par ailleurs que le pays n’est pas directement concerné par la guerre au Moyen-Orient. Il rappelle que les importations de carburants reposent sur des contrats à terme, censés couvrir les risques liés aux perturbations de l’approvisionnement et aux fluctuations des prix, ce qui rend, selon lui, certaines réactions injustifiées.
Dans son texte, Issa Dahi s’interroge également sur la gestion du Fonds social de lutte contre le coronavirus. Il affirme que 105 milliards d’ouguiyas ont été mobilisés grâce à des contributions diverses, mais que la majorité de ces ressources aurait été orientée vers des dépenses qu’il qualifie d’opaques, au profit notamment d’acteurs économiques et d’institutions financières.
L’analyse met aussi en évidence une hausse importante de la dette publique, passée de 5,5 milliards de dollars en 2019 à plus de 8 milliards en 2025. Cette évolution s’accompagne, selon lui, d’une augmentation du service de la dette et d’une dépréciation de la monnaie nationale, alourdissant davantage la charge financière.
Sur le plan social, l’auteur évoque une dégradation notable des conditions de vie. Il estime que le pouvoir d’achat a fortement reculé sous l’effet de l’inflation, tandis que le salaire minimum est resté inchangé pendant plusieurs années. Il souligne également une augmentation significative des taux de pauvreté, aussi bien extrême que relative.
En conclusion, Issa Dahi considère que, contrairement à d’autres pays ayant renforcé leur résilience face aux crises, la situation nationale s’est détériorée. Il appelle à une gestion plus rigoureuse des engagements contractuels, rappelant que les accords d’approvisionnement sont censés offrir une protection temporaire contre les chocs extérieurs, sans que leur coût ne soit supporté par les citoyens.




