La situation reste particulièrement incertaine au Mali, où des informations divergentes circulent au sujet du président de la transition, Assimi Goïta, dont l’absence alimente rumeurs et interrogations quant à son sort.
Des sources non confirmées font également état de la mort du chef d’état-major de l’armée, Oumar Diarra, sans qu’aucune communication officielle ne vienne, pour l’heure, valider ces informations.
Le ministre de la Défense, Sadio Camara, aurait été grièvement blessé lors d’une attaque visant sa résidence sur la base militaire de Kati, au nord-ouest de Bamako. Plusieurs membres de son entourage militaire auraient été tués. Il serait actuellement hospitalisé dans un établissement militaire de la capitale.
Dans le nord du pays, les dynamiques évoluent rapidement. Des groupes azawadiens auraient pris le contrôle de Kidal et engagé des discussions avec des forces russes et des éléments du Corps africain, autour d’un éventuel retrait et de la remise de certaines installations militaires.
À Sévaré, d’autres négociations seraient en cours entre le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) et des acteurs russes, portant sur le sort de bases militaires. Dans un récent message, le groupe armé aurait affiché sa volonté de maintenir des relations avec la partie russe.
À Bamako, la situation socio-économique continue de se dégrader, tandis que des affrontements sporadiques opposent les forces armées à des groupes affiliés à la Katiba Macina et au JNIM. Des mouvements de population sont signalés, certains habitants quittant la capitale par crainte d’une escalade des violences.
Un communiqué des mouvements azawadiens est attendu prochainement et devrait apporter des éclaircissements sur les développements récents ainsi que sur les perspectives à court terme.




