Le maire de la commune de Fassala, dans la moughataa de Bassiknou (Hodh Chargui), Cheikhna Ould Abdallahi, a lancé un cri d’alarme face à une crise d’approvisionnement en eau qui menace, selon lui, de provoquer le départ d’une partie de la population.
Dans une déclaration, l’élu explique que les infrastructures hydrauliques sont pleinement opérationnelles. La commune dispose d’un château d’eau de 300 m³, de trois forages équipés et de leurs installations techniques. Pourtant, la distribution d’eau reste fortement perturbée en raison de l’absence de carburant destiné à alimenter les groupes assurant le pompage durant la nuit. Selon lui, 120 litres d’essence suffiraient à rétablir un fonctionnement normal.
Le maire affirme avoir saisi les autorités administratives ainsi que la ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Amal Mint Mouloud, à qui des photographies illustrant la situation ont été transmises. Il indique n’avoir reçu aucune réponse à ce jour et appelle le Premier ministre, Mokhtar Ould Djay, ainsi que la ministre concernée à intervenir rapidement pour éviter une aggravation de la crise.
Cheikhna Ould Abdallahi rappelle que Fassala accueille une part importante des réfugiés installés dans le Hodh Chargui, ce qui exerce une forte pression sur les ressources en eau.
Il souligne que la commune a bénéficié d’un important projet d’alimentation en eau financé par la Banque mondiale et réalisé dans le cadre du programme BSEA du ministère de l’Hydraulique. Les installations comprennent un réservoir de 300 m³, trois forages alimentés à l’énergie solaire et un groupe électrogène destiné à assurer la continuité du service.
Selon le maire, les trois forages disposent de capacités de production de 30, 28 et 15 m³ par heure. Ce projet, attendu depuis deux ans, devait mettre un terme à une pénurie d’eau qui affecte Fassala depuis près de trente ans.
L’édile affirme qu’avant la reprise des installations par la Société nationale de l’eau, la commune assurait l’approvisionnement en carburant, ce qui permettait d’alimenter l’ensemble des quartiers, y compris ceux privés d’eau depuis plusieurs années.
Il estime qu’après la prise en charge du réseau par la Société nationale de l’eau, les trois forages ont cessé de fonctionner normalement faute de carburant en quantité suffisante. Malgré une intervention des services compétents, la distribution reste rationnée et certains quartiers ne sont alimentés qu’à intervalles de plusieurs jours.




