Le député du parti Tawassoul, Isselkou Bahah, a vivement interpellé le ministre de la Santé sur la situation du service d’hémodialyse de l’Hôpital national, qu’il a décrit comme confronté à de graves dysfonctionnements.
Selon le parlementaire, ce service dispose de 45 machines, dont plusieurs seraient hors service. Il a dressé un tableau préoccupant des conditions de prise en charge des insuffisants rénaux, affirmant qu’environ 800 patients y sont traités.
D’après lui, certains malades attendent de longues heures avant que leur tour n’arrive, parfois jusqu’à 2 heures du matin. Il arrive alors, a-t-il soutenu, qu’ils apprennent que les appareils sont tombés en panne. Faute de pouvoir rentrer chez eux, nombre d’entre eux sont contraints de passer la nuit à l’hôpital dans l’espoir d’être pris en charge le lendemain.
Le député a attribué cette situation au manque d’entretien des équipements, qui fonctionneraient sans interruption, 24 heures sur 24. Il a ajouté que certaines pannes seraient dues à de simples filtres d’un coût d’environ 80 000 anciennes ouguiyas, un montant qu’il a jugé dérisoire au regard du budget de près de 100 milliards d’anciennes ouguiyas géré par le ministère de la Santé.
Isselkou Bahah a également exprimé son inquiétude quant à l’utilisation des mêmes machines pour les patients vivant avec le VIH et les autres insuffisants rénaux. Selon lui, cette pratique ferait peser un risque de contamination.
Concluant son intervention, le député a lancé cette interpellation au ministre : « Monsieur le ministre, que direz-vous à Allah, au peuple mauritanien et aux insuffisants rénaux ? »




