Depuis 48h, la capitale vit l’une des pires crises d’eau et d’électricité. S’y ajoute la pénurie récurrente du gas oil, de l’essence et de certains produits aliementaires…
Des centaines de milliers de Mauritaniens privés du minimum sont dans la détresse, toutes bourses confondues. Comme en
temps de guerre.
Et face à ça ? Le silence.
Aucun communiqué. Aucune excuse. Aucune explication. Les autorités dites compétentes se sont comme volatilisées. Comme rayées de la surface de la terre.
Un mutisme total inexplicable et inexcusable concernant des services publics stratégiques.
Pendant ce temps, un tintamare se fait assourdissant ailleurs avec un zèle digne de nos fameuses campagnes électorales : le tintamarre de la campagne précoce inattendue pour un « 3ème mandat » qui est un appel pur et simple à un renversement de l’ordre constitutionnel existant à la veille d’un dialogue national supposé renforcer notre vie commune et assurer notre modernisation.
On nous parle pour justifier ce prétendu 3 eme mandat, de « poursuite des politiques de bien-être » et de « boulevards vers le paradis ». Des autorités publiques y sont associées comme pour pourfendre d’avance le serment du Président de la république et le faire vouer aux gémonies ! Quelle ironie fatale.
Mais le seul boulevard que le peuple voit aujourd’hui, et que des irresponsables le forcent à emprunter comme un chemin de croix c’est celui des délestages, des coupures d’eau, des pannes de réseau et promesses non tenues.
C’est une coïncidence étrange que ces deux occurences.
Très étrange.
Alors la question se pose crûment :
Est-ce de l’incompétence classique aussi bien pour la campagne des coupures que pour la campagne du 3 eme mandat?
Ou, dans l’un et l’autre cas, une seule et même operation de sabotage clandestin?
Dans les deux cas, c’est une faute contre la population et contre le régime lui même.
Gourmo Abdoul Lô, le 23 août 2026




