Dans un communiqué au ton ferme, Maître Zerough, avocat de Mohamed Ould Mohamed Abdel Aziz, dénonce le dernier communiqué de l’Agence nationale de l’état civil, le qualifiant de « communiqué fade et mensonger ». Selon lui, « le document publié par l’agence est non seulement faible et confus, mais truffé de contrevérités manifestes ».
Dans ses explications, Maître Zerough relève une contradiction flagrante : « Le communiqué de l’agence nie les affirmations relayées par la presse et les réseaux sociaux, tout en reconnaissant implicitement l’existence d’un contrat de divorce stocké dans la base de données de l’état civil ». Il insiste sur le fait que son client a pourtant rempli « l’ensemble des conditions administratives exigées et répondu à toutes les demandes de l’administration ».
L’avocat balaie également les arguments invoqués par l’agence, qu’il qualifie de « justifications infondées et recyclées » : « Parler d’attente d’une hypothétique nouvelle loi ou d’un décret relève du non-sens juridique », estime-t-il.
Selon lui, le véritable blocage serait ailleurs : « Ce ne sont ni les textes ni le système de l’état civil qui empêchent l’enfant Mohamed Ould Mohamed Abdel Aziz d’obtenir ses papiers, mais bien des considérations extérieures : exploitation politique, injonctions arbitraires, peur et clientélisme », affirme-t-il.
Pour étayer ses propos, Maître Zerough précise que son client a présenté un dossier complet : « Un contrat de divorce stocké, un acte de mariage valide, une copie des pièces d’identité des deux parents et une procuration conforme ».
Plus grave encore, l’avocat accuse l’agence de désinformation : « Le temps qu’il a fallu pour publier ce communiqué démontre l’absence totale de tout justificatif crédible quant au refus opposé à l’enfant », déplore-t-il, ajoutant : « En sept mois, jamais l’agence ne nous a évoqué de problème technique ».
Selon Maître Zerough, l’agence aurait inventé cet argument « en dernier recours, consciente que l’opinion publique n’a aucune maîtrise des aspects techniques du système ». Il précise par ailleurs que « la preuve biométrique du contrat de divorce est en notre possession, ce qui réduit à néant la défense de l’agence ».
Enfin, l’avocat s’indigne du traitement infligé à l’enfant : « C’est une tragédie lorsque l’enfant trouve accueil et protection dans un pays étranger, pendant que son propre pays lui refuse des droits pourtant garantis par la Constitution ». Et de conclure : « Pendant que le pays d’origine lui ferme ses portes, l’enfant paye chaque jour le prix du silence administratif sous le toit de sa propre patrie ».




