Dans une déclaration transmise par voie audio, le député et ancien candidat à la présidentielle, Birame Dah Abeid, a réaffirmé l’intégralité de ses propos tenus la veille devant la Commission de l’Union européenne à Bruxelles. L’information a été rapportée par l’agence Al Minassa.

Birame a indiqué “apposer sa signature des deux mains” sur tout ce qu’il a affirmé lors de son intervention, au cours de laquelle il a accusé le régime mauritanien d’être à l’origine des discriminations raciales persistantes dans le pays. Il a également pointé du doigt la responsabilité de l’Union européenne, qu’il accuse de fermer les yeux et de faire preuve de complicité silencieuse avec les autorités mauritaniennes.

Le leader antiesclavagiste a précisé que les communautés pulaar, soninké, wolof et haratine sont victimes de discriminations institutionnalisées, non pas de la part du groupe arabe beyḍān, mais de l’État mauritanien lui-même. Il a toutefois reconnu que les beyḍān “ne sont pas non plus dans une situation enviable”.

Birame a lancé un appel à l’unité nationale, exhortant les Mauritaniens à œuvrer pour la justice et la réparation à l’égard des groupes marginalisés, tout en mettant en garde contre ceux qui instrumentalisent les tensions au sein de l’appareil d’État.

Dans sa déclaration, il a également qualifié l’ensemble des régimes successifs en Mauritanie de “racistes”, à l’exception notable du gouvernement dirigé par feu Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, qu’il considère comme une exception.

Enfin, il s’est interrogé sur le silence des figures religieuses et intellectuelles du pays face aux injustices, citant l’exemple du jeune Mangane, décédé lors de manifestations dans le sud de la Mauritanie, et dont la mort demeure, selon lui, impunie.

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