Une lettre ouverte signée par la militante mauritanienne Aziza Barnawi, publiée sur les réseaux sociaux, critique sévèrement la gouvernance du président Mohamed Ould Ghazouani et sa gestion du « mandat de la jeunesse », annoncé lors de sa dernière campagne présidentielle.
Dans son texte, l’auteure affirme que les espoirs des jeunes ont été « rapidement anéantis » par une politique qu’elle décrit comme « fondée sur la répression, la censure et l’exclusion ». Elle accuse le chef de l’État d’avoir « confondu consensus et allégeance », et d’avoir assimilé la critique à une « trahison nationale ».
Aziza Barnawi soutient que la marginalisation des jeunes, la mise à l’écart des compétences et « l’injustice envers les voix libres » constituent les principaux échecs du mandat actuel. Elle affirme également que les rencontres officielles organisées pour la jeunesse ont été « mises en scène » et non inclusives, dénonçant l’absence de participation de plusieurs courants politiques, dont les jeunes d’IRA, les partisans de l’ancien président Aziz et les mouvements indépendants.
La militante accuse enfin les autorités de gouverner « par le fer et le feu », créant selon elle un climat d’hostilité tel que « les jeunes se sentent étrangers dans leur propre pays ». Elle décrit une génération « poussée vers l’exil » et qui ne parvient plus à trouver dans la Mauritanie actuelle « ni place ni dignité ».
Dans sa conclusion, Aziza Barnawi affirme respecter la personne du président, tout en exprimant « une profonde déception » quant au bilan de son mandat et en doutant de sa volonté de changer son mode de gouvernance.




