Le superviseur du service des urgences de l’hôpital de l’Amitié, Sidi Ali, critique vivement la décision du ministre de la Santé, Mohamed Mahmoud, de le relever de ses fonctions en même temps que son collègue, le chef du service, Mohamed Lemine.

Selon lui, le ministre leur a imputé des manquements qui relèvent en réalité de la responsabilité de l’administration. Il assure ne pas être attaché au poste, mais rejette les fautes qui lui ont été attribuées ainsi qu’à son collègue.

Sidi Ali affirme que le ministre a effectué une visite au service des urgences vers 9 heures, au cours de laquelle il a pointé l’absence de laboratoire d’analyses, l’exiguïté des salles et l’indisponibilité d’un service de paiement bancaire à la pharmacie.

Il précise avoir quitté l’hôpital vers 7 heures, après une intervention urgente sur un patient grièvement blessé à l’arme blanche. Il affirme avoir ensuite repris son service sans croiser le ministre, qui avait quitté les lieux avant son retour.

« Vers 15 heures, on nous a demandé, Mohamed Lemine et moi, de nous présenter à la direction générale. C’est là que la décision de nous limoger nous a été annoncée, pour des raisons qui ne nous concernent pas directement », explique-t-il.

Sidi Ali souligne aussi que l’équipe des urgences est régulièrement contrainte de se procurer elle-même du matériel de base — thermomètres, tensiomètres, stéthoscopes — pourtant censé être fourni par l’administration.

Il dit ne pas contester la décision du ministère, mais regrette qu’il n’ait pas été tenu compte des années de service accomplies avec son collègue, ni des témoignages de nombreux collègues, responsables et accompagnants de patients, qui les considéraient comme deux des meilleurs éléments d’un service essentiel pour des milliers de citoyens.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *