Une vidéo choquante circule actuellement sur les réseaux sociaux. On y voit deux enfants, l’un âgé de 14 ans et l’autre de 12 ans. Le plus grand inflige des gifles au plus jeune, sans défense, tandis qu’une tierce personne filme la scène. Ces images, largement partagées, suscitent l’indignation mais révèlent surtout une réalité alarmante : la banalisation de la violence entre mineurs.
Ce fait n’est malheureusement pas isolé. Ces scènes se multiplient dans le pays, transformant la souffrance d’un enfant en contenu viral. L’agresseur impose sa force, la victime endure l’humiliation, et le témoin, au lieu d’intervenir ou d’alerter, choisit de filmer. Cette attitude, loin d’être neutre, participe à la propagation de la violence.
À cet âge, les coups ne sont jamais anodins. Ils laissent des blessures psychologiques profondes et durables. Ils témoignent également de carences dans l’éducation, le dialogue familial et l’encadrement des enfants. Tolérer, partager ou ignorer ces actes revient à légitimer la loi du plus fort et à fragiliser les valeurs de respect et de solidarité.
Quand la violence devient un spectacle, ce n’est pas seulement un enfant qui en frappe un autre, c’est toute une société qui échoue à protéger les plus vulnérables. Dénoncer ces comportements, refuser de les relayer et éduquer au respect sont désormais des devoirs collectifs




