Sur sa page Facebook, Ahmed Ould Haroune Cheikh Sidiya, président du parti Al Omrane, raconte son passage au Centre hospitalier national. Il s’y rend pour voir de ses propres yeux comment le pays est géré quand il se réduit à une plaie à laquelle on empêche l’accès. Selon lui, visiter Yaghoub Ahmed Lemrabott et ses compagnons relève presque de l’impossible.

Ahmed Ould Haroune Cheikh Sidiya précise que ceux qui sont descendus dans la rue aujourd’hui ne l’ont pas fait par loisir ni par désir de confrontation. Ils manifestaient parce que la vie quotidienne est devenue insupportable : prix en hausse, revenus qui diminuent, services humiliants et perspectives bouchées.

Il dénonce les décisions gouvernementales récentes, qu’il qualifie d’improvisées, qui augmentent les prix des carburants et du gaz domestique alors que les citoyens peinent déjà à joindre les deux bouts. Selon lui, ces mesures sont accompagnées d’une rhétorique officielle masquant des années de corruption et de négligence.

Aux portes de l’hôpital, il a rencontré des responsables du Rassemblement pour la réforme et le développement (Tahadi) et du mouvement Kifana, tous témoignant d’une répression directe et du ciblage de toute personne susceptible d’organiser ou de mobiliser le peuple.

Ahmed Ould Haroune Cheikh Sidiya conclut que le président Yaghoub Ahmed Lemrabott et ses compagnons sont descendus pour dire « assez », et que la réponse a été le gaz lacrymogène, les matraques, et parfois même le sang. Mais, selon lui, la vérité est simple : ce peuple ne manifeste que lorsque la vie devient insupportable et que la douleur devient impossible à taire.

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