Le président de la Commission nationale des droits de l’homme, El Bekaye Ould Abdel Malek, a suscité la controverse en affirmant que toute atteinte au chef de l’État, Mohamed Ould Ghazouani, équivaut à une atteinte à la volonté populaire ainsi qu’aux institutions constitutionnelles. Selon lui, critiquer le président revient, dans son principe, à s’en prendre à l’administration publique dans son ensemble.

Ces déclarations interviennent dans un contexte tendu, marqué par la détention de deux parlementaires. Une délégation de la Commission a tenté de leur rendre visite, sans succès, les deux élues ayant refusé de les recevoir. Un refus que le responsable a dit regretter, soulignant qu’il a empêché tout échange direct avec les intéressées.

Ould Abdel Malek a tenu à préciser que les aspects judiciaires de l’affaire échappent aux prérogatives de son institution. Il a néanmoins rappelé que l’expression dans l’espace public reste soumise à des règles juridiques strictes, applicables à tous sans distinction.

Faute d’accès direct aux détenues, la Commission s’est appuyée sur les informations communiquées par les autorités sécuritaires en charge de leur garde à vue. D’après ces dernières, les conditions de détention seraient conformes aux normes, avec notamment la présence d’un agent féminin pour assurer la surveillance et la prise en compte des besoins spécifiques des détenues.

Les autorités affirment également que les besoins essentiels sont couverts, incluant l’alimentation, les soins médicaux et, le cas échéant, la prise en charge d’un enfant.

Dans un communiqué, la Commission a indiqué que cette démarche s’inscrivait dans sa mission de contrôle des conditions de détention, afin de vérifier leur conformité avec les lois nationales et les standards internationaux.

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