Nouakchott continue de faire face à un problème récurrent d’insalubrité. Dans plusieurs quartiers de la capitale, les ordures s’accumulent le long des routes, sur les terrains vagues et parfois même à quelques mètres seulement des habitations et des commerces. Une situation qui suscite l’inquiétude des habitants, particulièrement à l’approche de la saison des pluies.

Les images qui circulent ces derniers jours sur les réseaux sociaux témoignent de l’ampleur du phénomène. Des déchets plastiques, cartons, emballages et autres détritus jonchent les accotements de certaines artères, donnant l’impression d’une ville abandonnée à elle-même. Dans certains secteurs, les amas d’ordures s’étendent sur plusieurs dizaines de mètres, dégradant considérablement le cadre de vie des populations.

Au-delà de l’aspect esthétique, cette situation soulève de sérieuses préoccupations sanitaires. Les déchets non collectés favorisent la prolifération des insectes et des rongeurs, augmentant les risques de maladies dans des quartiers déjà confrontés à de nombreuses difficultés. Sous l’effet des fortes chaleurs, les odeurs nauséabondes rendent également le quotidien des riverains particulièrement pénible.

L’arrivée prochaine de l’hivernage renforce davantage les inquiétudes. Chaque année, les pluies mettent à rude épreuve les infrastructures de drainage de la capitale. Les déchets abandonnés dans les rues risquent de boucher les caniveaux et les voies d’évacuation des eaux, aggravant les inondations et compliquant davantage la vie des habitants.

Pour de nombreux observateurs, cette situation met en lumière les limites des politiques d’assainissement mises en œuvre jusqu’à présent. Malgré les annonces répétées de programmes de nettoyage et les promesses d’amélioration du cadre urbain, les résultats restent difficilement perceptibles sur le terrain dans plusieurs zones de la capitale.

Face à cette réalité, les habitants appellent à une intervention rapide des autorités. À leurs yeux, l’assainissement ne relève pas uniquement de l’embellissement de la ville, mais constitue également une question de santé publique, de dignité humaine et de sécurité à l’approche des pluies.

À quelques semaines de l’hivernage, l’état de certaines rues de Nouakchott apparaît comme un signal d’alerte. Car si rien n’est fait pour évacuer ces déchets, les premières pluies pourraient transformer une crise d’insalubrité déjà préoccupante en une nouvelle catastrophe urbaine

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