La police mauritanienne a rejeté les accusations de recours excessif à la force formulées par l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) à la suite des incidents survenus mercredi devant le palais de justice de Nouakchott-Ouest.
Dans un communiqué publié par la Direction régionale de la sûreté de Nouakchott-Ouest, la police affirme que des militants de l’organisation ont proféré des insultes à l’encontre des forces de l’ordre, lancé des pierres sur les agents et tenté de pénétrer de force dans l’enceinte du tribunal, refusant de se soumettre aux contrôles de sécurité habituels.
Selon la même source, des sympathisants d’IRA se sont progressivement rassemblés aux abords du palais de justice afin, selon la police, d’influencer le déroulement de l’audience prévue ce jour-là. Les autorités affirment que l’affluence a rapidement perturbé la circulation et compliqué le maintien de l’ordre.
La police ajoute qu’à l’arrivée du député Biram Dah Abeid, certains manifestants auraient bousculé les forces de sécurité et tenté de les agresser physiquement, ce qui aurait conduit les agents à faire usage de gaz lacrymogènes pour disperser la foule et dégager l’accès principal au palais de justice. Elle assure que cette intervention s’est déroulée sans faire de blessés parmi les manifestants.
Les autorités réfutent par ailleurs les accusations d’usage disproportionné de la force, soulignant que le maintien de l’ordre constitue une mission légale qui ne saurait faire l’objet d’aucun compromis. Elles rappellent que la préservation de la sécurité est, selon elles, une condition essentielle au fonctionnement de la justice, des services publics et à la protection des droits des citoyens.
De son côté, l’organisation IRA livre une version radicalement différente des faits. Elle accuse la police d’avoir attaqué le rassemblement de toutes parts à l’aide de grenades lacrymogènes et de grenades assourdissantes. L’organisation affirme également que son président, le député Biram Dah Abeid, ainsi que son épouse, Leïla Hamady, ont été frappés à coups de matraque. IRA soutient en outre qu’un officier aurait aspergé le visage de Leïla Hamady avec un liquide irritant contenu dans une bouteille.
L’organisation affirme enfin que Biram Dah Abeid a perdu connaissance au cours des affrontements et que plusieurs de ses militants ont été blessés alors qu’ils tentaient de lui porter secours.




