Ahmed Ould Ahmed Aïcha, ancien détenu du Front Polisario, a livré, dans une émission de la chaîne de télévision privée Sahra 24, un témoignage sur les tortures qu’il affirme avoir subies dans les camps du mouvement.
Il décrit des supplices parmi les plus atroces que l’on puisse infliger à un être humain : plusieurs dents arrachées, une privation de sommeil et des perforations pratiquées dans son corps, dans lesquelles ses tortionnaires auraient versé du sel pour accentuer la douleur.
Selon son récit, la souffrance était telle qu’il était prêt à reconnaître toutes les accusations portées contre lui, même celles qu’il affirme mensongères, dans le seul espoir d’obtenir un moment de repos. Un témoignage qui soulève la question des aveux obtenus sous la torture.
Il affirme également que les sévices endurés l’ont poussé à tenter de mettre fin à ses jours.
Parti rejoindre les camps avec l’espoir de trouver une patrie pour les Beïdan, Ahmed Ould Ahmed Aïcha raconte avoir vu ses aspirations se briser dans la détention, la violence et l’humiliation.


