Des experts des Nations unies demandent des explications au gouvernement mauritanien sur les arrestations, les conditions de détention et les condamnations des parlementaires et militantes abolitionnistes Mariem Dieng et Ghamou Achour. Leur communication, datée du 11 août 2026, évoque une possible instrumentalisation de la justice contre ces membres de l’IRA.
Selon les informations rapportées, elles auraient été arrêtées les 9 et 10 avril après des interventions sur les réseaux sociaux. Les experts relaient des allégations de détention au secret, d’entraves à la défense et de violences. Ils s’inquiètent également du sort du nourrisson détenu avec Mariem Dieng.
Le document indique que leurs peines auraient été ramenées de quatre à deux ans en appel, avant une grâce présidentielle suivie de leur libération le 10 juillet. La privation de leurs droits civils et politiques demeurait toutefois en question.
Selon cette communication, les autorités avaient invoqué des infractions pénales et la flagrance pour justifier les arrestations.
Les signataires réclament des justifications précises et des enquêtes sur les violations présumées. Cette démarche porte sur des allégations et ne constitue pas une décision judiciaire.


