La capitale mauritanienne a été frappée par deux drames successifs en moins de 48 heures, relançant le débat sur la sécurité routière et, en particulier, sur la prolifération des motos dans la ville.
Avant-hier dans la nuit, un homme a perdu la vie après avoir été violemment percuté et écrasé par une moto. Les circonstances exactes de l’accident restent à déterminer, mais le choc a été fatal.
Ce matin encore, un nouvel accident mortel s’est produit à proximité de Hammam Ennail. Un camion est entré en collision avec une moto, projetant son conducteur au sol. Gravement blessé, ce dernier a été évacué en urgence vers un établissement hospitalier. Malgré les efforts du corps médical, il a succombé à ses blessures quelques heures plus tard.
Ces deux drames successifs illustrent une réalité préoccupante à Nouakchott : la circulation anarchique et souvent dangereuse des motos. Devenues un moyen de transport incontournable pour de nombreux habitants en raison de leur coût accessible et de leur praticité dans les embouteillages, les motos circulent massivement dans les artères principales comme dans les quartiers périphériques.
Cependant, le non-respect du code de la route, l’absence fréquente de port du casque, les excès de vitesse et le manque d’équipements de sécurité aggravent considérablement les risques. À cela s’ajoute la cohabitation difficile avec les poids lourds et les véhicules utilitaires, dans une ville où les infrastructures routières ne sont pas toujours adaptées à un trafic aussi dense et hétérogène.
Les habitants appellent à un renforcement des contrôles, à des campagnes de sensibilisation et à une meilleure régulation du secteur, notamment pour les motos utilisées à des fins commerciales. Face à la multiplication des accidents, la question de la sécurité des deux-roues s’impose plus que jamais comme une urgence à Nouakchott.




