Maître Zerough, membre du collectif de défense de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz, a tiré la sonnette d’alarme lors d’une récente intervention en direct sur les réseaux sociaux. Invité par un blogueur local, l’avocat a dressé un tableau sombre des conditions de détention de son client, actuellement incarcéré dans le cadre d’une affaire de corruption.
Selon Maître Zerough, l’ancien chef de l’État serait soumis à des restrictions extrêmement dures, au mépris des droits fondamentaux reconnus aux détenus. Il affirme notamment que son client n’a plus accès à la lumière du soleil, une situation susceptible d’aggraver son état de santé déjà fragile.
« Il vit coupé du monde, sans visites privées de sa famille, et même l’accès visuel à la rue par une fenêtre est étroitement surveillé », a-t-il déclaré. Plus encore, Me Zerough déplore une atteinte à la liberté religieuse de son client. « Il ne peut même plus entendre l’appel du muezzin pour accomplir la prière en jama’a », a-t-il affirmé, dénonçant une forme d’isolement spirituel en plus de l’isolement physique.




