La surreprésentation des partis dits d’ »obédience maure » lors des processus de reconnaissance officielle par le ministère de l’Intérieur.Monanalyse pour éclairer ce phénomène si je me trompes dites le moi Svp :
1. Le cadre légal et administratif
Le ministère de l’Intérieura le pouvoir exclusif d’accorder ou de retirer l’agrément des partis politiques, sur la base de critères légaux parfois interprétés de façon discrétionnaire.
Le code électoral exige notamment un certain nombre de membres fondateurs ou de sections régionales réparties dans le pays, ce qui peut être plus aisé à remplir pour des groupes socialement dominants disposant de réseaux étendus.
2. Poids sociopolitique de la communauté maure
Historiquement, la communauté maure a monopolisé les institutions politiques, administratives et économiques depuis l’indépendance, reproduisant ainsi un accès privilégié à l’État et à ses rouages, y compris les mécanismes d’enregistrement des partis.
3. Les Obstacles :
Pressions administratives : Certains témoignages font état de difficultés administratives disproportionnées pour les partis perçus comme « negro-mauritaniens » ou issus de minorités (délai d’examen, exigences supplémentaires, refus arbitraires…).
Crainte de la revendication identitaire l’État craint parfois que l’émergence de partis à base communautaire non-maure vienne cristalliser et « visibiliser » les clivages ethniques, préférant favoriser des partis perçus comme transcommunautaires… en théorie, mais dont la sociologie reste maure en pratique.
4. Sélectivité politique.
Le ministère de la place a tendance à valider plus facilement des partis associés à la mouvance institutionnelle, au détriment de formations plus contestataires ou porteuses d’un discours de rupture sur la question raciale ou sociale.
5. Stratégies de contournement et de résistance
De nombreuses figures de la société civile, des jeunes, des intellectuels et des militants issus des communautés marginalisées ont dénoncé ce biais et continuent de plaider pour une refonte des règles et pour plus de transparence.
Bref , ce biais n’est pas dicté par une règle écrite, mais bien par des dynamiques politico-administratives héritées et reproduites: contrôle social, peur de contestation identitaire, et verrouillage du système partisan. Ce constat est régulièrement documenté par des ONG et des chercheurs spécialisés sur la Mauritanie.
« L’État mauritanien, à travers ses institutions, tend à maintenir un paysage politique sous contrôle, en privilégiant ses alliés traditionnels et en freinant l’émergence de forces alternatives issues des composantes non dominantes. »
Ce constat soulève des enjeux majeurs de démocratie, d’égalité de citoyenneté et de dialogue interculturel qui alimentent toujours le débat public en Mauritanie.
Abdoulaziz DEME
le 20 Août 2025




