Une image devenue virale ces derniers jours montre une longue file d’hommes patientant devant un restaurant pour acheter du Thieb, plat emblématique de la cuisine mauritanienne, habituellement préparé à la maison.

Cette scène, apparemment banale, a suscité un flot de réactions sur les réseaux sociaux, ouvrant un débat aux multiples dimensions : sociales, culturelles et même genrées.

Certains y voient le signe d’un désengagement progressif des femmes vis-à-vis de leurs responsabilités domestiques. Des voix critiques n’hésitent pas à affirmer que « les femmes sont devenues paresseuses », préférant déléguer la cuisine au secteur informel ou aux restaurants.

D’autres, plus modérés, expliquent ce phénomène par des circonstances conjoncturelles : de nombreuses femmes seraient actuellement en vacances à l’intérieur du pays, laissant les hommes seuls à la maison, contraints de se débrouiller pour les repas.

Mais au-delà de ces lectures contrastées, la question de fond persiste : assistons-nous à une évolution durable des rôles au sein du foyer mauritanien ? Est-ce simplement une conséquence du mode de vie moderne ou le symptôme d’un basculement culturel plus profond ?

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