Dans une série de messages vocaux diffusés via WhatsApp, le député et militant des droits humains Biram Dah Abeid a exprimé son rejet catégorique du nouveau projet de loi sur les partis politiques, qu’il considère comme une menace directe contre le pluralisme et la démocratie en Mauritanie.
Adoptant un ton mêlant militantisme, argumentation juridique et dénonciation politique, Biram a accusé ce texte de vouloir verrouiller la scène politique nationale en limitant la reconnaissance des partis émergents. Il a précisé que sa position ne relève ni d’un intérêt personnel ni de la défense du parti RAG ou du mouvement IRA, mais découle d’un engagement pour la démocratie et le droit du peuple mauritanien à participer librement à la vie politique.
Selon lui, le projet de loi est conçu pour restreindre les ambitions politiques légitimes et réduire la pluralité des voix, en contradiction avec les principes démocratiques que la Mauritanie prétend défendre.
Dans ces messages, Biram a également livré des révélations préoccupantes sur les obstacles à la légalisation du parti RAG. Il affirme que le ministre de l’Intérieur, par l’intermédiaire d’Ahmed Ould Abeid, lui aurait posé trois conditions pour reconnaître le parti : saluer publiquement le président actuel, renier l’ancien président, et couper ses liens avec le dirigeant Thiam Samba. Par ailleurs, il affirme que l’ancien président du parti islamiste Tawassoul, Jemil Ould Mansour, aurait conditionné sa participation au dialogue politique à l’exclusion du RAG du paysage partisan.
Il conclut ses messages en critiquant sévèrement les priorités du gouvernement, accusé de détourner l’attention des citoyens avec des sujets secondaires tels que le tourisme intérieur ou les opérations médiatiques, alors que les Mauritaniens continuent de faire face à un accès insuffisant aux soins, à l’éducation et aux infrastructures de base




