Des affrontements violents ont secoué, lundi dernier, la ville de Nioro, située dans l’ouest du Mali, ainsi que ses environs, opposant les forces armées maliennes à la Katiba Macina, une des branches du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda.
Selon des témoignages concordants recueillis auprès d’un résident mauritanien installé de longue date dans la ville et d’une source malienne, les combats se sont poursuivis jusqu’au mardi, aboutissant à la reprise du contrôle de la zone par l’armée.
Avant l’intervention militaire, les éléments de la Katiba Macina auraient imposé un blocus partiel sur Nioro, interrompant la circulation sur plusieurs axes routiers stratégiques et s’emparant de certains villages alentour. Ce siège aurait empêché l’accès à la ville, tout en restreignant les mouvements de ses habitants. Les assaillants auraient également procédé à la confiscation de biens appartenant à des civils, sans actes de violence signalés à leur encontre, à l’exception notable de deux chauffeurs liés à la famille hamawiyya, enlevés avec leurs véhicules après avoir fait descendre leurs passagers.
La situation s’est progressivement stabilisée après l’intervention des forces armées, qui ont levé le siège et renforcé la sécurité autour de Cheikh Mohamedou Ould Cheikh Hamahoullah, figure religieuse de la confrérie hamawiyya, ainsi que de ses proches. Selon une des sources, le religieux aurait été directement menacé par la Katiba Macina, ce qui a provoqué une vive inquiétude dans la ville et au sein de sa communauté.
Si le calme semble revenu à Nioro, le sort des deux chauffeurs enlevés entre Djéma et Nioro reste incertain, maintenant un climat de tension et d’inquiétude parmi les habitants.




