L’ancien président de la Commission nationale des droits de l’homme, Mohamed Salem Ould Bouhoubeyni, a refusé d’occuper le poste de conseiller à la Présidence de la République qui lui avait été proposé.

Dans une déclaration rendue publique, il affirme avoir rencontré, lundi, le chef de l’État Mohamed Ould Ghazouani afin de lui demander de ne pas entériner par décret sa nomination à ce poste. Il explique sa démarche par la volonté d’éviter toute situation susceptible de créer un malaise sur le plan institutionnel.

Revenant sur la fin de son mandat à la tête de la Commission, il indique que le président lui avait initialement suggéré de poursuivre ses fonctions, à condition que des dispositions juridiques appropriées soient prises. Une proposition qu’il dit avoir poliment déclinée, privilégiant le respect des principes encadrant le fonctionnement des institutions.

Selon lui, l’option d’un poste de conseiller à la Présidence lui a ensuite été soumise. Là encore, il a choisi de ne pas donner suite, estimant ne vouloir accepter de responsabilités que dans un cadre lui permettant d’agir avec efficacité et d’apporter une contribution concrète.

Il précise craindre que la fonction de conseiller ne lui offre pas la latitude nécessaire pour mener des actions à la hauteur de ses attentes. D’après ses propos, le président aurait accueilli sa décision avec compréhension et exprimé son estime.

Enfin, il révèle qu’une proposition de nomination comme ambassadeur dans un pays occidental lui a également été faite. Une offre qu’il affirme avoir refusée, indiquant que sa position a, là aussi, été comprise.

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