L’Initiative de Solidarité des Journalistes suit avec une profonde inquiétude et une vive indignation ce qui se déroule actuellement au sein du Syndicat des Journalistes Mauritaniens, à travers l’imposition d’élections fictives et purement formelles, dépourvues des garanties minimales de transparence, d’intégrité et de neutralité. Une situation qui reflète le niveau de dégradation atteint par une institution censée représenter la voix des journalistes et constituer leur rempart professionnel indépendant.

Ce qui est organisé aujourd’hui ne relève nullement d’un véritable processus électoral, mais d’une opération fabriquée et préparée à l’avance, contrôlée par Hussein Ould Meddou et son groupe, dans le but de consacrer l’hégémonie et l’exclusion, de confisquer la volonté des journalistes et de transformer le syndicat en un instrument soumis à des intérêts étroits et à un contrôle autoritaire, loin de tout esprit démocratique et professionnel.

Ces élections se sont transformées en une véritable mascarade sans lien avec les journalistes eux-mêmes, puisqu’elles sont menées de manière unilatérale, après la marginalisation du véritable corps journalistique, l’exclusion des voix libres et l’imposition de procédures et de décisions servant une seule partie au détriment de l’indépendance et de la crédibilité du syndicat.

Nous, au sein de l’Initiative de Solidarité des Journalistes, déclarons clairement et explicitement:

Notre rejet total de ces élections et de toutes les dispositions qui en découlent, dépourvues de légitimité et de crédibilité.

Notre attachement au respect de la loi et des textes régissant l’action syndicale, loin de toute manipulation ou application sélective.

Notre détermination à poursuivre un combat légitime et pacifique pour restaurer l’indépendance d’un syndicat confisqué par un groupe qui ne représente que lui-même ; un syndicat libre, transparent et indépendant, exprimant les aspirations des journalistes et non celles du pouvoir ou des bénéficiaires d’intérêts particuliers.

Nous mettons également en garde contre les dangers de la poursuite de la transformation du syndicat en une façade formelle gérée selon une logique d’exclusion et d’orientation politique, car cela constitue une atteinte directe à la profession journalistique et au statut des journalistes en Mauritanie.

Notre combat aujourd’hui n’est pas un combat de personnes, mais un combat pour la dignité professionnelle, l’indépendance syndicale et le respect de la volonté des journalistes. Nous ne reculerons pas, quelles que soient les pressions ou les tentatives de contournement.

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