La Coordination des partis de la majorité a réaffirmé sa volonté de voir toutes les questions, sans exception, inscrites à l’ordre du jour du futur dialogue politique, y compris les dossiers les plus sensibles. Cette position vise notamment la question des mandats présidentiels, dont la controverse avait conduit à la suspension des concertations préparatoires en mars dernier et qui ne figure plus dans le document de référence élaboré par le coordinateur du dialogue, Moussa Fall.

Dans une contribution remise par le président du parti El Insaf, Mohamed Ould Bilal, au coordinateur du dialogue, la majorité appelle à permettre aux participants de proposer l’examen de toute question d’intérêt national au cours des travaux, conformément au principe de l’absence de sujets interdits.

La majorité estime également que plusieurs thèmes figurant dans la feuille de route initiale ont été atténués ou résumés dans le document de référence, tout en regrettant une réduction du cercle des participants. Selon elle, ces changements risquent de restreindre la portée du dialogue alors que les consultations préliminaires avaient mis en évidence une volonté de large ouverture.

La Coordination plaide ainsi pour un dialogue inclusif réunissant les forces politiques, les organisations de la société civile ainsi que les acteurs sociaux, les jeunes, les femmes et les universitaires, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Elle souligne que la réussite du processus dépend de sa capacité à accueillir la diversité des opinions et à permettre à chacun d’exprimer ses préoccupations. Selon la majorité, le dialogue doit servir à traiter les questions qui divisent, à rapprocher les points de vue et à construire les consensus nécessaires au renforcement de l’unité nationale, de la cohésion sociale et de la stabilité institutionnelle.

La Coordination rappelle enfin que le consensus constitue l’objectif du dialogue et non une condition préalable à sa tenue, estimant qu’aucune question ne devrait être écartée du débat en raison des divergences qu’elle suscite.

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