L’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA Mauritanie) affirme que son président, Biram Dah Abeid, a été la cible d’une nouvelle tentative d’intimidation qu’elle qualifie d’« atteinte à sa vie », impliquant, selon elle, des policiers en service.
Dans un communiqué publié ce mercredi, l’organisation estime que les pressions contre son dirigeant se sont intensifiées depuis plus d’un an. Elle rappelle qu’à la fin du mois de décembre 2025, des appels à son assassinat avaient circulé sur les réseaux sociaux. L’IRA affirme que les avocats du député avaient saisi le parquet, mais que la procédure judiciaire aurait été interrompue peu après son ouverture.
Le mouvement évoque également les poursuites engagées en février 2026 contre plusieurs de ses responsables et militantes, arrêtés dans le cadre d’affaires liées, selon l’organisation, à leur engagement contre l’esclavage.
L’IRA revient aussi sur les événements du 1er juillet dernier devant le palais de justice de Nouakchott, où Biram Dah Abeid et son épouse, Leila Hmaida, avaient été blessés lors d’une intervention policière alors qu’ils assistaient au procès en appel des députées Ghamou Achour Salem et Mariem Cheikh Samba Dieng, toutes deux membres du mouvement. L’organisation affirme que Biram Dah Abeid avait perdu connaissance après avoir reçu un liquide au visage, tandis que son épouse aurait été frappée par des policiers.
Selon le communiqué, un nouvel incident se serait produit dans la nuit du 7 au 8 juillet à Nouadhibou. L’IRA affirme que le véhicule transportant Biram Dah Abeid aurait été suivi par une voiture banalisée occupée par quatre individus se présentant comme des policiers. L’organisation soutient que le véhicule aurait tenté de percuter celui du député, une collision qui aurait été évitée grâce à une manœuvre de son chauffeur, Alioune Dicko.
Toujours selon l’IRA, Biram Dah Abeid s’est ensuite rendu au domicile de son avocat avant de demander des explications aux individus qui le suivaient. L’un d’eux aurait reconnu être policier en mission sans préciser le cadre de cette mission. Un commissaire de police serait ensuite intervenu et aurait annoncé l’ouverture d’une enquête interne visant l’agent concerné.
L’organisation indique que Biram Dah Abeid envisage de déposer une plainte auprès du parquet de Nouadhibou contre les membres de cette équipe de surveillance.
Dans son communiqué, l’IRA tient les autorités mauritaniennes pour responsables de toute atteinte à la sécurité de son président, de sa famille et de ses militants. Elle appelle les autorités judiciaires à diligenter une enquête indépendante et transparente, tout en invitant les partenaires internationaux de la Mauritanie et les organisations de défense des droits humains à suivre l’évolution de cette affaire avec vigilance




