Les Journées de solidarité avec les détenus de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), organisées du 2 au 4 juin 2026, ont rassemblé un large éventail de personnalités politiques, d’intellectuels, de défenseurs des droits humains, de représentants de la société civile ainsi que de nombreux militants venus témoigner leur soutien aux membres du mouvement incarcérés.
La cérémonie d’ouverture, organisée au siège de l’IRA, a donné le coup d’envoi à trois jours de conférences, de débats, de témoignages et d’activités de sensibilisation consacrés à la situation des détenus. Les intervenants ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une restriction des libertés publiques et une criminalisation de l’engagement militant, appelant les autorités à garantir le respect des droits fondamentaux et des principes de l’État de droit.
Au fil des échanges, plusieurs responsables politiques et acteurs de la société civile ont estimé que l’expression des opinions, l’engagement citoyen et la défense des droits humains ne devraient pas conduire à des poursuites judiciaires ou à des privations de liberté. Ils ont plaidé pour un climat politique plus apaisé, fondé sur le dialogue, le respect des libertés individuelles et la protection des défenseurs des droits humains.
Le cas des lanceurs d’alerte a également occupé une place importante dans les discussions. Plusieurs intervenants ont notamment cité Warda, dont la situation a été présentée comme le symbole des difficultés auxquelles sont confrontées les personnes qui dénoncent des faits qu’elles estiment contraires à l’intérêt public. Les participants ont insisté sur la nécessité de mettre en place un cadre garantissant la protection des lanceurs d’alerte contre toute forme de représailles.
À l’issue des trois journées, les participants ont réaffirmé leur solidarité avec les détenus de l’IRA et leurs familles. Ils ont appelé à la poursuite de la mobilisation en faveur du respect des libertés publiques, de l’indépendance de la justice et de la protection des défenseurs des droits humains, estimant que ces principes constituent des fondements essentiels d’un État de droit.




