Nouakchott – L’ancienne ministre Naha Mint Cheikh Sidiya a réagi à la lettre adressée par l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz au président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, en appelant à dépasser les considérations politiques et judiciaires pour accorder une attention particulière à la dimension humaine de la situation.

Dans un message publié sur sa page Facebook, elle estime que la correspondance d’Ould Abdel Aziz ne doit pas être considérée comme un simple épisode de confrontation politique entre deux hommes dont les trajectoires ont été étroitement liées au sommet de l’État mauritanien.

Pour l’ancienne ministre, la situation décrite par l’ancien président, notamment concernant la dégradation de son état de santé et ses conditions de détention, mérite d’être examinée avant tout sous l’angle humain.

« La vie et la santé au-dessus de toute considération »

Naha Mint Cheikh Sidiya s’adresse directement au président Ghazouani et l’invite, compte tenu de ses responsabilités, à prendre les initiatives nécessaires afin d’éviter qu’une situation médicale qu’elle juge préoccupante ne puisse déboucher sur une issue dramatique.

Elle souhaite notamment que soient envisagées, dans le respect du cadre légal, toutes les mesures susceptibles de garantir à Mohamed Ould Abdel Aziz l’accès aux soins et à une prise en charge médicale adaptée.

L’ancienne ministre insiste toutefois sur la nécessité de préserver l’indépendance de la justice. Selon elle, la prise en compte de la dimension humanitaire de la situation ne devrait pas être interprétée comme une remise en cause des procédures ou des décisions judiciaires.

Elle rappelle que les divergences politiques, aussi profondes soient-elles, ne devraient pas faire oublier la dimension humaine d’une situation impliquant une personne privée de liberté et confrontée, selon ses propres déclarations, à une dégradation de son état de santé.

Un appel à la sagesse et à l’apaisement

Dans son message, Naha Mint Cheikh Sidiya met également en garde contre l’attentisme. Elle estime qu’il serait préférable de rechercher des solutions avant qu’un éventuel drame ne survienne, plutôt que d’avoir à en tirer les conséquences après coup.

Son intervention se veut ainsi un appel à l’apaisement. Elle invite les responsables à privilégier la sagesse et l’humanité dans la gestion de cette situation, tout en plaçant l’intérêt de la Mauritanie au-dessus des différends et des calculs politiques.

À travers cette prise de position, l’ancienne ministre rejoint ainsi les voix qui demandent que la question de la santé de l’ancien président soit traitée séparément du débat politique et du contentieux judiciaire qui l’oppose aux autorités.

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