Selon le site Al Houriya , dans une déclaration adressée à l’opinion publique mauritanienne et malienne, Houdou Ould El Hassan, l’un des proches du Cheikh Mohamedou Ould Cheikhna Hamahallah, est revenu sur les récents événements survenus à Nioro, ville du centre du Mali et bastion de la confrérie hamawiya.

Face à la multiplication des rumeurs sur les réseaux sociaux concernant des tensions avec des groupes armés dans la région, Houdou a tenu à apporter des clarifications, assurant que « le Cheikh et ses proches se portent bien » et que « la plupart des informations relayées sont infondées, amplifiées par des personnes mal intentionnées ».

Connu pour son influence spirituelle au sein des communautés de la sous-région, le Cheikh Mohamedou Ould Cheikhna Hamahallah est présenté par son entourage comme un homme de paix, fidèle aux principes religieux, et farouchement opposé à toute forme de violence.

Selon Houdou Ould El Hassan, le Cheikh n’a jamais entretenu de relations conflictuelles ni avec l’État malien, ni avec les groupes djihadistes. Il s’est toujours tenu à l’écart du jeu politique, jouant le rôle de conseiller religieux en cas de besoin. « Il n’a jamais cherché le pouvoir. Il s’est limité à un rôle de sage, soucieux de préserver la paix et les valeurs religieuses », a-t-il affirmé.

Cependant, la situation aurait récemment changé. Le point de friction : la saisie de bétail appartenant au Cheikh par un groupe armé, au nom du recouvrement de la zakât (aumône obligatoire en islam).

Le Cheikh a catégoriquement rejeté cette action, considérant qu’il s’agissait d’un acte d’adoration qu’il accomplit de sa propre initiative, bien avant même que ces jeunes combattants n’apparaissent. « Il connaît ses devoirs religieux mieux que quiconque », a insisté Houdou.

Le Cheikh aurait transformé sa maison à Nioro en un espace de paix, accueillant tous ceux qui viennent à lui, sans distinction d’origine ni d’appartenance. Selon son proche, il reste déterminé à ne pas fuir malgré les menaces, et prône toujours le dialogue et la réconciliation comme seule voie de sortie de crise au Mali.

Concernant les récentes menaces, Houdou précise qu’elles ne visent pas directement le Cheikh, mais plutôt certains habitants de Nioro et de la ville voisine de Khaye, accusés de collaboration avec l’armée malienne lors d’opérations contre les groupes armés.

La déclaration s’achève sur un plaidoyer en faveur du rôle des savants religieux dans la résolution des crises : « Le Cheikh Mohamedou est un exemple de sagesse. S’il était écouté par les autorités maliennes et les groupes armés, sa vision pourrait contribuer à résoudre les conflits actuels et à rassembler les cœurs », a conclu Houdou Ould El Hassan.

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