Un début de détente semble se dessiner à Nioro, ville malienne considérée comme le bastion spirituel du Cheikh Mohamedou Ould Cheikhna Hamahallah, figure emblématique de la confrérie hamawiyya. Après plusieurs semaines de blocus imposé par le groupe armé “Nosrat al-Islam”, les premiers signes d’allègement ont été constatés.
Selon des sources locales citées par Al-Hourriya Net, la circulation des véhicules entre Gogui Zemal, à la frontière mauritanienne, et la capitale Bamako a repris dans les deux sens — un signal fort indiquant un relâchement de l’encerclement.
Dans la nuit de samedi à dimanche, un avion militaire a brièvement survolé Nioro, avant qu’une forte explosion ne retentisse dans les environs. Cette opération semble avoir ouvert la voie à une avancée sur le terrain.
Dans la foulée, plusieurs véhicules civils, bloqués depuis plusieurs jours dans un village voisin, ont pu accéder à la ville. À leur arrivée aux abords de Nioro, des éléments de l’armée malienne ont tiré des coups de semonce avant de les laisser passer, après avoir confirmé qu’il s’agissait de citoyens isolés par le blocus.
Ces événements indiquent que le siège de la ville n’est plus hermétique. Les actions du groupe “Nosrat al-Islam” semblent désormais se limiter à des attaques éclairs et des opérations de harcèlement, menées à moto par de jeunes éléments de la katiba de Macina.




