La Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) a annoncé l’ouverture d’une enquête interne, suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’un article intitulé « Le témoignage d’Ibrahima Ba », dans lequel des agents de police sont accusés de mauvais traitements et de tentative d’extorsion lors d’un contrôle de routine à Nouakchott.
Selon la version communiquée par la DGSN, les faits se seraient déroulés le vendredi 19 septembre, près de l’ambassade de France, dans une zone jugée sensible. Une patrouille de police aurait interpellé un individu aux déplacements considérés comme suspects. Il s’agissait d’Ibrahima Ba, qui, toujours selon la police, ne portait aucun document d’identité, ne possédait pas de téléphone, et serait resté totalement silencieux tout au long de l’intervention.
Conformément aux procédures en vigueur, M. Ba aurait été conduit à un poste de police afin de procéder à son identification. En raison d’un dysfonctionnement temporaire du système d’identification biométrique dû à un problème de réseau, il aurait été transféré dans un autre commissariat. Durant toute l’opération, il n’aurait exprimé aucun désir de communiquer et aurait montré, selon la police, des signes d’un état psychologique particulier.
Un de ses proches se serait présenté spontanément et aurait confirmé son identité, permettant ainsi à M. Ba de quitter les lieux sans entrave ni contrepartie.
L’enquête menée par la police révèle que l’article publié sur les réseaux sociaux n’a pas été rédigé par Ibrahima Ba lui-même, mais par une tierce personne, sans autorisation, sans avoir été témoin des faits, et sans s’être adressée aux autorités compétentes. La DGSN affirme que les accusations de tentative de racket ont été catégoriquement démenties, y compris par le proche de M. Ba.
Les autorités se réservent désormais le droit de révéler l’identité de l’auteur de la publication, dont les motivations font actuellement l’objet d’un examen approfondi.
Dans son communiqué, la DGSN dénonce ce qu’elle considère comme une tentative de manipulation de l’opinion publique à travers la diffusion d’informations erronées. Elle rappelle que le faux témoignage, l’usurpation d’identité et la diffusion de fausses informations constituent des infractions passibles de poursuites judiciaires.
La police nationale réaffirme son engagement à protéger les droits de tous les citoyens et résidents, à appliquer la loi sans discrimination, et à encourager un usage responsable des réseaux sociaux, dans le respect de la vérité et de la cohésion nationale




