Les organisations de la société civile, les militants et les blogueurs à l’origine du mouvement réclamant une amélioration des services de santé à l’hôpital Hamad Ben Khalifa de Boutilimit ont dénoncé la dispersion, par les forces de sécurité, du sit-in pacifique qu’ils observaient depuis onze jours devant l’établissement.

Dans un communiqué, ils affirment que l’intervention est intervenue dans les premières heures de la matinée. Selon eux, les agents de sécurité ont indiqué agir sur instruction des autorités afin de mettre fin au rassemblement et d’empêcher toute nouvelle forme de manifestation pacifique devant l’hôpital.

Les initiateurs du mouvement rappellent que leur mobilisation visait à attirer l’attention sur plusieurs revendications, notamment l’amélioration de la qualité des soins, le recrutement d’un chirurgien généraliste et de médecins spécialistes, l’activation du service des affaires sociales ainsi que le renforcement des capacités de l’hôpital afin de garantir aux citoyens un accès à des soins de santé de qualité.

Ils soulignent que, durant les onze jours de mobilisation, les manifestants ont respecté le caractère pacifique du mouvement et n’avaient d’autre objectif que de porter la voix des habitants de la moughataa de Boutilimit et des patients venant des wilayas de l’Est, confrontés, selon eux, à une dégradation des prestations de santé.

Les signataires estiment que la levée du sit-in ne met pas fin à leurs revendications. Ils réaffirment leur volonté de poursuivre leur action par des moyens pacifiques et dans le respect de la loi jusqu’à ce que les autorités répondent à leurs principales demandes : l’amélioration des services de santé, le renforcement des effectifs médicaux spécialisés, la mise en place effective du service des affaires sociales et la dotation de l’hôpital en équipements et moyens médicaux adaptés.

Ils appellent enfin les autorités compétentes à engager un dialogue « sérieux et responsable » avec les représentants du mouvement afin de rechercher des solutions durables, plutôt que de se limiter à la dispersion des manifestations. Les organisateurs rappellent que le droit de revendiquer pacifiquement de meilleures conditions d’accès aux soins est un droit légitime et réaffirment leur détermination à poursuivre leur mobilisation par des voies pacifiques et légales.

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