Le député Ahmed Ould Mballa, élu du parti Tawassoul, a dénoncé la décision de la Conférence des présidents de limiter à deux minutes et demie le temps de parole de chaque député lors du débat sur le programme du gouvernement, prévu lundi prochain.
le parlementaire a estimé que cette mesure entravait l’exercice du contrôle parlementaire. Selon lui, elle réduit la possibilité pour les élus d’examiner le programme gouvernemental, d’en relever les insuffisances et de formuler leurs observations sur l’action de l’exécutif.
Ahmed Ould Mballa souligne que cette nouvelle limitation revient sur une précédente décision qui accordait à chaque intervenant un minimum de trois minutes, une durée qu’il jugeait déjà insuffisante.
Le député affirme avoir rappelé à la Conférence des présidents que le choix de certains élus de ne pas intervenir ne saurait justifier une restriction du droit de parole des autres. Il défend la nécessité de permettre à chaque parlementaire de remplir son mandat et de porter devant le gouvernement les préoccupations de ses électeurs.
La réduction du temps de parole à deux minutes et demie a été décidée lors de la réunion tenue ce jour par la Conférence des présidents.


