Ibrahim Ould Saleh, ex-conseiller à la CSA vient de jeter un pavé dans la mare. Fraîchement limogé, il a décidé de riposter en publiant des informations précises sur d’importants stocks de denrées alimentaires avariées, entreposés dans les régions du pays. Documents à l’appui, il alerte sur le risque que ces produits, pourtant destinés aux plus démunis, puissent être distribués, avec des conséquences potentiellement graves pour la santé publique.

Dans ses publications, Ould Saleh livre des tableaux chiffrés évoquant plus de 116 000 kg de denrées périmées, dont 81 000 kg de blé, 21 000 kg de riz, 51 500 kg d’un produit désigné sous le nom de « RAKEL », ainsi que du sucre, de l’huile, de la farine et des lentilles. Il affirme que ces produits sont stockés depuis plus d’un an et demi dans la wilaya du Trarza et d’autres régions, sans qu’aucune opération de destruction n’ait été engagée.

« Ces produits sont impropres à la consommation humaine. Leur distribution mettrait en danger la santé des citoyens, notamment les enfants des cantines scolaires et les bénéficiaires de l’aide humanitaire », a-t-il écrit.

Mais les réactions ne se sont pas fait attendre. Sur les réseaux sociaux, les avis sont partagés.

Une partie des internautes s’est rangée ouvertement du côté du conseiller limogé, saluant son courage et dénonçant ce qu’ils considèrent comme une sanction injustifiée à l’encontre d’un lanceur d’alerte.

D’autres vont plus loin, en appelant à une enquête indépendante sur la gestion des stocks alimentaires et en pointant du doigt ce qu’ils qualifient de « faillite morale et administrative » au sein du CSA.

En revanche, un troisième courant estime qu’Ibrahim Ould Saleh a outrepassé ses prérogatives. Pour ces observateurs, en rendant publics des documents internes sans autorisation, l’ancien conseiller aurait violé ses obligations de réserve et compromis la confidentialité d’un service sensible. Certains y voient une faute professionnelle qui justifierait sa révocation.

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