L’armée nigérienne a annoncé la mort « d’un gendarme et quatre civils lors d’une attaque terroriste compliquée » sur un axe reliant deux villes du sud-ouest du pays, près de la frontière avec le Burkina Faso.

Selon l’armée nigérienne « des terroristes ont attaqué une patrouille de la gendarmerie qui escortait un convoi le 14 juillet à 12h40.

 

Le communiqué ajoute que les 19 autres personnes blessées, 7 gendarmes, 5 militaires et 7 civils ont été acheminées sur Niamey.

Deux terroristes ont été abattus, ajoute le communiqué et l’armée a saisi 5 motocyclettes, deux fusils type Kalachnikov et un appareil de communication.

Des hommes armés ont visé à plusieurs reprises le commissariat de Makalundi, la dernière ville du Niger avant la frontière avec le Burkina Faso, et déjà en mars dernier, « des hommes lourdement armés » ont incendié le commissariat et blessé un civil.

La ville de Makalundi est située dans le triangle frontalier entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali qui constitue un repère pour les groupes armés au Sahel y compris l’organisation Daech dans le grand Sahara.

Cette partie du territoire nigérien est régulièrement visée par les groupes armés malgré le déploiement d’importantes forces militaires et l’état d’urgence en vigueur dans le pays.

Des sources humanitaires et des autorités locales ont affirmé mercredi dernier que plus de 10.800 personnes dont des femmes et des enfants ont été contraints de fuir leurs habitations dans des villages de cette région depuis le début du mois de juillet après des attaques menées par les groupes armés.